Réussir l'Examen Civique 2026 : Guide Complet de Préparation au QCM Civique Français

À partir du 1er janvier 2026, un examen civique est devenu obligatoire en France pour de nombreux étrangers souhaitant s’installer durablement. Ce test national, présenté sous forme de QCM, vise à évaluer votre connaissance des valeurs de la République, de l’histoire et du fonctionnement de la société française, afin de vérifier votre bonne intégration républicaine. Il se compose de 40 questions (QCM) à traiter en 45 minutes, et requiert au moins 32 bonnes réponses (80 % de réussite) pour être validé. Dans ce guide, nous détaillons qui doit passer ce nouvel examen civique, en quoi il consiste exactement, les thèmes qu’il faut réviser, ainsi que 10 conseils pratiques pour bien vous préparer et réussir du premier coup. Vous trouverez également les réponses aux questions fréquentes (score requis, inscription, dispenses, etc.), le tout appuyé par des références aux sources officielles afin de vous guider au mieux.

Qu’est-ce que l’examen civique et pourquoi a-t-il été instauré ?

L’examen civique est un test national introduit par la loi du 26 janvier 2024, dans le cadre du Contrat d’Intégration Républicaine (CIR) que signent les nouveaux arrivants. Son objectif principal est de s’assurer que chaque futur résident de longue durée maîtrise un minimum de repères sur la France : les principes de la République, les droits et devoirs de chacun, le fonctionnement des institutions, ainsi que des notions d’histoire, de géographie et de culture française. Ce n’est pas un examen “piège”, mais une étape pédagogique : il reprend les contenus essentiels abordés lors des formations civiques de l’OFII et du Livret du citoyen. En d’autres termes, si vous avez suivi sérieusement la formation civique et étudié ces notions, l’examen sert à valider vos acquis. L’État français veut ainsi garantir que tous les nouveaux résidents partagent un socle commun de connaissances facilitant une intégration réussie dans la société.

En pratique, l’examen civique se déroule sur ordinateur ou tablette, dans un centre d’examen agréé (voir modalités d’inscription plus bas). Vous aurez 40 questions à choix multiples portant sur la vie en France, et 45 minutes pour y répondre. Chaque question propose 4 réponses possibles (A, B, C, D) dont une seule est correcte. Le questionnaire comporte à la fois des questions de connaissance pure (par ex. “Qui écrit les lois en France ?”) et des questions de mise en situation concrète (par ex. un cas pratique de la vie quotidienne où vous devez choisir la bonne attitude à adopter en France). Pour réussir, il faut obtenir au minimum 32 bonnes réponses sur 40, soit une note de 16/20 équivalente à 80 % de réussite. Ce seuil est le même pour tous les candidats, que ce soit pour une carte de séjour pluriannuelle, une carte de résident 10 ans ou une naturalisation. En revanche, le niveau des questions peut légèrement varier selon votre profil (voir plus loin).

Qui doit passer cet examen civique en 2026 ?

Toute personne étrangère majeure qui effectue pour la première fois l’une des démarches suivantes doit obligatoirement passer et réussir l’examen civique en 2026 :

  • Demande d’une Carte de Séjour Pluriannuelle (CSP) – Il s’agit d’un titre de séjour de 2 à 4 ans délivré après le visa de long séjour initial. Par exemple, si en 2026 vous demandez pour la première fois une carte « vie privée et familiale » de 2 ans ou une carte salarié pluriannuelle, vous devrez fournir l’attestation du test civique.
  • Demande d’une Carte de Résident (CR) de 10 ans – Ce titre de séjour valable 10 ans, souvent demandé après 5 ans de résidence en France, est désormais conditionné à la réussite de l’examen civique.
  • Demande de naturalisation française – Que ce soit par décret (dossier individuel) ou par mariage, l’accès à la nationalité française exige depuis 2026 de réussir ce QCM civique (noté « mention NAT » pour Naturalisation). À noter que pour la naturalisation, d’autres critères s’ajoutent comme le niveau de français B2 et l’entretien en préfecture, mais le QCM civique en est une composante éliminatoire.

En clair, si vous sollicitez un premier titre de séjour de longue durée (plus d’un an) ou la citoyenneté française, attendez-vous à devoir passer cet examen civique. Une fois réussi, le certificat obtenu est valable à vie et pourra servir pour d’autres démarches plus tard. Par exemple, si vous validez l’examen pour votre carte de séjour et décidez quelques années après de demander la nationalité, votre attestation de réussite initiale sera toujours recevable (pas besoin de repasser le test).

Qui est dispensé de l’examen civique ?

Plusieurs catégories de candidats sont dispensées de cette obligation de test civique, conformément aux textes officiels :

  • Les personnes âgées de plus de 65 ans – Par une clause d’âge, les seniors sont exemptés d’emblée.
  • Les détenteurs d’un Passeport Talent – Les titulaires d’un visa ou titre « Passeport Talent » (ainsi que leur conjoint et enfants) n’ont pas à passer l’examen civique pour l’obtention de leur carte pluriannuelle, afin de ne pas compliquer l’accueil des talents internationaux en France.
  • Les bénéficiaires de la protection internationale – Les réfugiés, bénéficiaires de la protection subsidiaire et apatrides ne sont pas soumis à l’examen civique lors de la délivrance de leurs titres de séjour.
  • Certaines nationalités avec accords spécifiques – Si vous êtes ressortissant d’un pays ayant un accord bilatéral d’intégration avec la France prévoyant une dispense réciproque, vous pourriez être exempté (cas rares, à vérifier selon votre nationalité).
  • Les renouvellements de titres de séjour – Si vous renouvelez une carte pluriannuelle ou une carte de résident obtenue avant 2026, le test ne s’applique pas rétroactivement.
  • Les titulaires de cartes de séjour temporaires (CST) d’un an – Les visas et cartes de séjour temporaires d’une durée d’un an (étudiant, travailleur temporaire, visiteur, etc.) ne nécessitent pas de réussir l’examen civique. Par contre, si plus tard vous passez sur un titre de 4 ans, il faudra le passer à ce moment-là.
  • Les personnes en incapacité avérée – Un handicap majeur ou un problème de santé documenté qui rend impossible la passation du QCM peut justifier une dispense médicale. Des aménagements (par exemple un temps supplémentaire) peuvent aussi être accordés selon votre situation, plutôt qu’une dispense totale.

À l’exception de ces cas listés, tous les autres nouveaux arrivants devront se plier à l’exercice du QCM civique. Par exemple, un conjoint étranger de Français demandant sa carte de résident, un parent d’enfant français demandant un titre de séjour, ou un travailleur étranger sur le point d’obtenir sa carte pluriannuelle, sont concernés par la mesure en 2026. En cas de doute, renseignez-vous toujours auprès de sources officielles (préfecture, OFII) pour confirmer si vous devez passer l’examen ou non.

Format du QCM civique : ce qui vous attend

L’épreuve de l’examen civique consiste en un QCM informatique (sur écran) de 40 questions à choix multiples, pour lequel vous disposez de 45 minutes maximum. Le principe est simple : pour chaque question, quatre propositions de réponse (A, B, C, D) sont affichées, et vous devez cocher la bonne. Une seule réponse est correcte par question. Le score minimal pour réussir est de 32 bonnes réponses sur 40, soit 80 % de réussite. Cela vous laisse la possibilité de faire jusqu’à 8 erreurs maximum.

Le questionnaire est composé d’un mélange de questions “théoriques” de connaissance et de questions pratiques de mise en situation :

  • Les questions de connaissance vérifient vos acquis sur des faits ou notions clés (histoire, institutions, etc.). Par exemple : « Qui nomme le Premier ministre en France ? », « Quelles sont les couleurs du drapeau français ? ». Ce sont des questions de culture générale civique.
  • Les questions de mise en situation vous présentent des scénarios de la vie courante en France, pour s’assurer que vous connaissez les démarches ou comportements attendus. Par exemple : « Si vous déménagez, quelle démarche administrative devez-vous effectuer en priorité ? » (Réponse : mettre à jour votre adresse auprès des organismes, notamment la préfecture pour votre titre). Ou encore : « En France, que devez-vous faire si vous êtes témoin d’un accident grave sur la voie publique ? » (Réponse : prévenir les secours en composant le 15 ou le 18, ne pas vous mettre en danger inutilement, etc.). Ces questions évaluent votre compréhension des usages et règles en France.

Exemple de question typique : « La France est une République… »

  • A) indivisible, laïque, démocratique et sociale.
  • B) divisible, catholique, démocratique et libérale.
  • C) indivisible, laïque, royale et sociale.
  • D) indivisible, démocratique, royale et sociale.

La bonne réponse est A) indivisible, laïque, démocratique et sociale. Cet exemple illustre qu’il faut lire attentivement toutes les propositions. Une seule nuance (ici des mots comme “royale” au lieu de “démocratique”) suffit à rendre une réponse incorrecte. Le jour de l’examen, prenez donc le temps de bien comparer chaque option avant de valider votre choix.

Variantes selon le profil : L’examen est commun à tous, mais les questions peuvent être adaptées en difficulté. Pour une première carte de séjour pluriannuelle, les questions restent d’un niveau abordable, axé sur la vie quotidienne et les connaissances de base. Pour une carte de résident ou une naturalisation, le QCM peut comporter quelques questions plus pointues (par exemple davantage de dates historiques, de détails institutionnels, ou des questions sur l’Union européenne). Cela ne change rien au format ni au barème, c’est simplement le contenu qui est un peu plus exigeant pour les candidats à la citoyenneté. Dans tous les cas, si vous vous préparez sérieusement sur l’ensemble des thèmes, vous serez prêt à répondre, quel que soit le niveau de détail.

Les 5 thèmes à connaître pour le test

Le programme officiel du test civique couvre cinq thématiques principales. Assurez-vous de réviser des notions dans chacun de ces domaines, car l’examen puisera des questions dans chacun d’eux :

  • Principes et valeurs de la République : Connaissance des valeurs fondamentales (Liberté, Égalité, Fraternité) et de leur signification concrète, du principe de laïcité et de sa mise en œuvre, ainsi que des symboles nationaux (drapeau tricolore, Marianne, hymne national La Marseillaise, devise). Vous devez comprendre ce que ces valeurs impliquent dans la loi et la société (ex : égalité des citoyens, neutralité de l’État vis-à-vis des religions, etc.).
  • Droits et devoirs des citoyens et des résidents : Notions sur les droits garantis en France (libertés publiques, droit à l’éducation, droits sociaux, etc.), mais aussi sur les obligations de chacun (respect de la loi, paiement des impôts, scolarisation des enfants, service national universel éventuel, etc.). Attendez-vous à des questions concrètes comme : « À quel âge la scolarité est-elle obligatoire ? », « Que devez-vous faire si vous perdez votre emploi en France ? » (réponse : s’inscrire à Pôle emploi).
  • Histoire, géographie et culture françaises : Grandes périodes de l’histoire de France (Révolution de 1789, République, événements du XXe siècle), personnages célèbres (généraux, présidents, scientifiques, artistes), éléments de géographie (régions, fleuves, pays frontaliers, territoires d’outre-mer), patrimoine culturel (monuments, gastronomie, fêtes nationales). Ce volet est vaste : il s’agit d’avoir des repères principaux plutôt que de tout savoir en détail. Par exemple, connaître la date de la fête nationale (14 juillet), le nom du Premier ministre actuel, la capitale de régions importantes, etc.
  • Système politique et institutions françaises : Organisation des pouvoirs en France (qui fait les lois, qui les applique, qui contrôle leur application), rôle du Président, du Parlement, des maires et des collectivités locales, notion de Constitution, principes de la démocratie française (élections, séparation des pouvoirs). Il faut également avoir quelques bases sur l’Union européenne (membres de l’UE, rôle du Parlement européen, monnaie commune). Des questions types : « Combien de mandats consécutifs un Président de la République peut-il effectuer ? », « Que représente l’Union européenne pour la France (traités, institutions) ? ».
  • Vivre dans la société française : Fonctionnement pratique des services et de la vie quotidienne : système de santé (Carte Vitale, Sécurité sociale, appel du SAMU), système scolaire (obligation scolaire, rôle des parents d’élèves, orientation), monde du travail (droits du salarié, CDD, CDI, droit au chômage, retraite), et plus largement les usages courants (politesse, code de la route, gestion des déchets, etc.). Ce thème est souvent abordé via des mises en situation pratiques pour vérifier que vous savez comment agir correctement dans la vie courante en France.

👉 Bon plan révision : Le site officiel formation-civique.interieur.gouv.fr propose gratuitement des fiches de cours par thématique (librement accessibles en ligne). Elles résument les points clés à connaître pour l’examen. Utilisez-les comme base de vos révisions, en les complétant éventuellement par d’autres sources (livres d’histoire simplifiés, sites d’information officiels) si vous avez besoin de précisions sur un sujet.

Bien se préparer : méthodes et ressources

Il est fortement conseillé de bien vous préparer à l’avance pour mettre toutes les chances de votre côté. Ne sous-estimez pas ce QCM : même s’il porte sur des connaissances générales, il comporte 40 questions et le score exigé de 80 % ne tolère pas beaucoup d’erreurs. Voici comment structurer votre préparation :

  • Familiarisez-vous avec les contenus officiels : Commencez par parcourir les ressources fournies par le ministère de l’Intérieur. Lisez le Livret du citoyen (brochure remise lors du CIR) et les fiches thématiques en ligne sur le site de formation civique. Prenez connaissance également de la liste officielle des questions de connaissances publiée par le ministère pour le niveau qui vous concerne (CSP/CR ou NAT). Cette liste est disponible en PDF et recense les questions potentielles sur la partie théorique. Cela vous donnera une idée précise du type de questions posées et du niveau attendu. Si certaines questions ou réponses vous sont inconnues, identifiez les thèmes correspondants et révisez-les en priorité.
  • Organisez vos révisions dans le temps : N’attendez pas la dernière minute. Idéalement, étalez votre apprentissage sur quelques semaines. Par exemple, vous pouvez consacrer chaque semaine à un thème particulier (une semaine pour l’histoire/géographie, une autre pour les institutions, etc.), tout en continuant à pratiquer un peu de français chaque jour. Fixez-vous un planning réaliste et tenez-vous-y. Des sessions courtes mais régulières (30 minutes par jour) sont souvent plus efficaces que de grosses journées intensives ponctuelles.
  • Entraînez-vous avec des QCM blancs : La pratique du QCM est essentielle. Une fois que vous avez révisé les notions de base, testez-vous avec des quiz. De nombreux outils en ligne proposent des examens blancs similaires à l’examen civique réel. Par exemple, la plateforme PrépaCivique.fr met à disposition un test civique gratuit pour évaluer votre niveau, ainsi que des séries de plus de 2000 questions d’entraînement couvrant tout le programme. Faites-en plusieurs pour vous habituer au format 40 questions/45 minutes. Entraînez-vous dans les mêmes conditions de temps, sans aide, pour simuler le jour J. Corrigez ensuite vos erreurs pour comprendre ce qui vous a échappé. L’idéal est de réaliser au moins 2 ou 3 examens blancs complets : cela vous donnera confiance et permettra d’améliorer votre score progressivement.
  • Restez informé et intéressé par la France : En parallèle des révisions “scolaires”, imprégnez-vous de la culture et de l’actualité française. Regarder un journal télévisé de temps en temps, lire quelques articles d’actualité sur Service-Public.fr ou d’autres sites fiables peut vous aider. Vous contextualiserez ainsi mieux les notions apprises (par exemple, suivre une actualité politique vous rappelle le rôle du Parlement, etc.). Ce n’est pas obligatoire, mais avoir en tête des exemples concrets rend souvent les réponses plus évidentes et vous motive dans votre apprentissage.

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10 conseils pour réussir l’examen civique du premier coup

1. Règle d’or : « Un doute ? Ne répondez pas tout de suite. » – En gestion de QCM, c’est la stratégie numéro un. Ne perdez pas de temps bloqué sur une question qui vous embarrasse. Passez-la provisoirement et répondez d’abord à toutes les questions dont vous êtes sûr. Vous pourrez revenir sur les plus difficiles ensuite. Sur l’interface, vous avez la possibilité de « marquer » les questions auxquelles vous souhaitez revenir plus tard. Exploitez cela pour ne pas rester figé plus de 30 secondes sur une question compliquée du premier coup. Récoltez d’abord tous les points faciles. S’il vous reste du temps à la fin (et il devrait en rester si vous avez appliqué cette méthode), consacrez-le aux questions en suspens. Et n’oubliez pas : il n’y a pas de points négatifs, donc mieux vaut tenter une réponse au hasard que de laisser vide !

2. Méfiez-vous des mots absolutistes dans les réponses – Les propositions de réponse qui contiennent des mots comme “toujours”, “jamais”, “tous/toutes”, “aucun” sont à prendre avec précaution. En France, les règles comportent souvent des exceptions ou de la nuance. Donc une affirmation trop catégorique est généralement fausse au QCM. Par exemple, si une option dit « Il est toujours interdit de… » ou « Tous les citoyens doivent… », demandez-vous si vraiment aucune exception n’existe. Souvent, la bonne réponse sera celle qui nuance ou qui emploie des termes modérés (par ex. “sauf autorisation”, “dans certains cas…”). Bien sûr, ce n’est pas une règle absolue non plus, mais c’est un indice utile pour éliminer des choix piégeux.

3. Maîtrisez sur le bout des doigts les 4 valeurs fondamentales – Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité : ces concepts doivent être parfaitement clairs pour vous. Non seulement vous devez savoir les citer, mais comprenez ce qu’ils signifient et impliquent dans la société française. De nombreuses questions tournent autour de ces valeurs républicaines. Par exemple, connaître la définition de la laïcité (neutralité de l’État, liberté de conscience) vous aidera à répondre à une mise en situation sur la religion à l’école. De même, l’égalité entre les citoyens, l’égalité hommes-femmes, la liberté d’expression, la fraternité (solidarité nationale) sont des notions qui peuvent apparaître sous différentes formes de questions. Si une option de réponse contredit l’une de ces valeurs, vous saurez immédiatement qu’elle est incorrecte.

4. Lisez bien toutes les propositions avant de valider – Un piège fréquent en QCM est de se précipiter. Vous lisez la proposition A, elle vous paraît convenable, et hop vous la cochez sans regarder les B, C, D. Erreur ! Prenez l’habitude de parcourir l’intégralité des choix offerts par chaque question. Parfois, plusieurs réponses peuvent sembler justes à première vue, mais il y en a toujours une qui est plus complète ou plus précise. Par exemple, une question pourrait avoir deux réponses partiellement correctes, mais l’une d’elles seulement couvre tous les aspects attendus. Si vous ne lisez pas jusqu’au bout, vous risquez de manquer cette subtilité. Donc disciplinez-vous : même si la première réponse vous semble bonne, lisez quand même les trois autres avant de décider.

5. Révisez la géographie et les “repères faciles” – Ne focalisez pas uniquement sur l’histoire ou les valeurs, et négligez les choses qui paraissent simples. Plusieurs questions de culture générale peuvent vous rapporter des points faciles si vous avez révisé un minimum : par exemple, savoir combien de pays frontaliers a la France et lesquels (il y en a 8 en métropole, plus quelques-uns via l’outre-mer), connaître les principaux fleuves (Seine, Loire, Rhône, Garonne) et montagnes (Alpes, Pyrénées, Massif central…), ou encore les symboles nationaux (les couleurs du drapeau, le 14 Juillet, Marianne…). Ce sont des connaissances de base que l’on peut vite oublier si on ne les a pas apprises à l’école, mais qui s’apprennent facilement en révision. Ne laissez pas de côté ces questions potentielles qui sont parmi les plus accessibles de l’examen.

6. Entraînez-vous en conditions réelles d’examen – On l’a dit, mais c’est crucial : faites des examens blancs chronométrés. Installez-vous au calme, lancez un chronomètre de 45 minutes et répondez à une série de 40 questions comme si vous y étiez. Traitez cela sérieusement, comme le jour J : sans notes, sans aide. Ensuite, calculez votre score et analysez vos erreurs. Ce type d’entraînement vous habitue au stress du temps limité et vous aide à trouver votre rythme. De plus, vous allez repérer quels thèmes vous posent le plus de difficultés pour pouvoir y revenir. Si possible, utilisez des plateformes dédiées qui fournissent des QCM conformes au programme officiel (avec corrections détaillées). Plus vous vous confronterez au format du test, plus vous gagnerez en assurance. De nombreux candidats témoignent que la répétition d’examens blancs est ce qui les a le plus aidés à réussir.

7. Attention aux différences culturelles (“faux amis”) – Ce qui est vrai ou habituel dans votre pays d’origine ne l’est pas forcément en France. L’examen cherche à vérifier votre compréhension des normes françaises, pas celles de votre culture initiale. Il faut donc penser “à la française” pour certaines mises en situation. Par exemple, dans certains pays on paie systématiquement les soins médicaux puis on se fait rembourser, alors qu’en France avec la Carte Vitale beaucoup de frais sont pris en charge directement. Ou bien, sur la route, certains gestes ou priorités peuvent différer d’un pays à l’autre. Soyez conscient de ces différences pour ne pas projeter vos propres références sur les questions. Si un scénario vous décrit une situation en France, répondez selon les règles françaises même si, chez vous, on ferait autrement. Cela paraît évident, mais sous le stress on peut oublier et répondre instinctivement selon ses habitudes – ce qui serait une erreur.

8. Soignez votre forme la veille de l’examen – La préparation n’est pas que intellectuelle, elle est aussi physique et mentale. Un cerveau reposé et détendu sera plus performant. Donc, la veille de l’épreuve, ne passez pas toute la nuit à réviser frénétiquement. Relisez vos notes en fin d’après-midi, puis prévoyez une soirée calme. Couchez-vous tôt pour avoir votre compte de sommeil. Le matin du test, prenez un vrai petit-déjeuner pour avoir de l’énergie (sans abuser du café qui peut vous stresser inutilement). Pensez à prendre une bouteille d’eau avec vous si c’est autorisé, pour rester hydraté durant l’examen. En étant en bonne condition physique et mentale, vous éviterez les erreurs d’inattention et vous aborderez les questions avec plus de sérénité.

9. Le jour J : soyez en avance et prévoyez vos documents – La ponctualité est de rigueur pour un examen officiel. Planifiez votre trajet pour arriver au moins 15 minutes en avance au centre d’examen. Vous aurez peut-être des formalités d’accueil (pointage de convocation, vérification d’identité). Si vous arrivez en retard, il est possible qu’on vous refuse l’entrée une fois l’examen commencé, ce serait dommage. Assurez-vous la veille de préparer votre pièce d’identité (passeport, titre de séjour…) et votre convocation imprimée. Sans ces documents, vous ne pourrez pas passer l’épreuve. Une fois sur place, écoutez attentivement les consignes données par l’examinateur. Éteignez votre téléphone portable et rangez toutes vos affaires personnelles, rien de tel ne doit être consulté durant le test. Installez-vous confortablement, respirez profondément avant de commencer, et c’est parti !

10. Utilisez des outils de préparation dédiés plutôt que de vous disperser – Plutôt que d’écumer des forums ou des sites aux informations parfois obsolètes, appuyez-vous sur des ressources pédagogiques récentes et conformes au programme. Par exemple, le site PrépaCivique.fr propose un parcours complet de préparation, mis à jour selon l’arrêté officiel d’octobre 2025. De même, la FAQ du Service Public, les documents de l’OFII, ou le site de la CCI Paris Le français des affaires donnent des informations fiables. En utilisant ces outils, vous êtes certain de couvrir 100 % des notions requises. Évitez de vous surcharger de documents inutiles : concentrez-vous sur les sources officielles et les plateformes spécialisées reconnues. Cela vous fera gagner du temps et vous évitera d’apprendre des détails inutiles ou périmés. En bref, travaillez plus efficacement, pas forcément plus durement.

En suivant ces conseils et en vous impliquant sérieusement dans vos révisions, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réussir l’examen civique du premier coup. Et rappelez-vous : en cas d’échec initial, ce n’est pas une fatalité. Analysez vos erreurs, comblez vos lacunes et réessayez dès que possible. Il n’y a pas de limitation du nombre de tentatives, et beaucoup de candidats réussissent brillamment au second essai après s’être mieux préparés.

Foire aux Questions (FAQ)

Combien coûte l’examen civique et comment s’inscrire ?

L’inscription à l’examen civique est payante. Le coût exact peut varier selon le centre organisateur, mais on estime en moyenne environ 70 € par passage. Ce montant sert à couvrir les frais logistiques (matériel, surveillants…) car l’État prend en charge le contenu pédagogique. Pour vous inscrire, cela se passe exclusivement en ligne via des plateformes dédiées. Deux opérateurs principaux gèrent les inscriptions : la CCI Paris-Île-de-France (Le français des affaires) et France Éducation International (FEI). Rendez-vous sur leur site web pour remplir un formulaire de pré-inscription et choisir une date/lieu d’examen. Une fois votre inscription validée, vous recevrez une convocation. Pour plus de détails étape par étape, consultez notre guide d’inscription à l’examen civique 2026, qui vous explique la procédure complète.

L’examen civique est-il difficile à réussir ?

Tout dépend de votre préparation et de votre profil. Si vous avez déjà une certaine familiarité avec la culture française et que vous révisez sérieusement le programme, l’examen sera tout à fait abordable. Le niveau des questions est celui d’une bonne culture générale sur la France, sans pièges tordus. Les statistiques initiales indiquent un taux de réussite élevé chez les candidats qui se sont préparés activement (notamment grâce aux formations OFII et aux entraînements en ligne). En revanche, pour quelqu’un qui n’a pas révisé ou qui a un niveau de français très juste, certaines questions peuvent sembler difficiles (par exemple des dates historiques précises, ou des sigles administratifs inconnus). Heureusement, avec un peu d’étude, on peut combler ces lacunes. En résumé : ce n’est pas “difficile” au sens où on ne vous demande pas d’analyse complexe, mais c’est exigeant car il faut atteindre 80 % de bonnes réponses. Ne prenez donc pas l’épreuve à la légère, et tout se passera bien.

Que faire si je ne parle pas bien français ?

La langue française est la clé pour réussir cet examen, puisque toutes les questions et réponses sont en français. Si votre niveau de français est faible (en dessous de A2), il sera indispensable de l’améliorer avant de passer le test civique. Inscrivez-vous à des cours de français, pratiquez en regardant la télévision, en parlant avec des francophones, et en lisant des textes simples. L’examen ne vise pas directement la grammaire ou l’orthographe, mais une mauvaise compréhension des questions pourrait vous induire en erreur. Sachez qu’il existe une exigence officielle de niveau de français pour les démarches : pour une carte de résident il faut en général le niveau B1, et pour une naturalisation le niveau B2 (certifié par un examen de langue). Donc travailler votre français vous servira doublement. Si malgré vos efforts vous avez des difficultés (par exemple des troubles d’apprentissage), signalez-le lors de l’inscription : des aménagements (par exemple un temps additionnel, ou un examinateur qui lit les questions) peuvent éventuellement être accordés. Rappelons que dans des cas très exceptionnels (problème de santé empêchant l’apprentissage de la langue), une dispense du test peut être envisagée, mais c’est rarissime. Mieux vaut partir du principe qu’il faut s’entraîner en français et progresser suffisamment pour comprendre les 40 questions.

J’ai réussi l’examen civique : que se passe-t-il ensuite ?

Bravo ! Une fois que vous avez obtenu votre attestation de réussite (elle vous sera envoyée par email ou remise via la plateforme d’examen), vous devez l’ajouter à votre dossier administratif. Par exemple, pour une demande de titre de séjour, joignez l’attestation dans le dossier que vous soumettez à la préfecture. Pour une demande de naturalisation, l’attestation fera partie des pièces à fournir également. Elle sera vérifiée lors de l’instruction de votre dossier. Par ailleurs, si vous visez la nationalité, sachez qu’après le dépôt du dossier et la réussite du QCM, il vous restera à passer un entretien d’assimilation en préfecture. Durant cet entretien oral, on pourra aussi vous poser des questions sur la France (comme au QCM, voire exactement les mêmes questions parfois !) et surtout évaluer votre motivation et votre attachement aux valeurs de la République. Votre succès à l’examen civique sera un atout, car il prouve déjà votre sérieux et vos connaissances. Continuez donc sur cette lancée : poursuivez l’apprentissage du français, intéressez-vous à la culture française, et impliquez-vous dans la vie locale. L’intégration ne s’arrête pas une fois l’examen réussi, elle se construit au quotidien.

Sources Officielles et Références : Arrêté du 10 octobre 2025 (programme, épreuves et modalités de l’examen civique) ; Code de l’entrée et du séjour (loi n°2024-42 du 26/01/2024 instaurant le test civique) ; Guide du Ministère de l’Intérieur (formation civique) ; Fiche pratique Service-Public.fr sur la naturalisation française ; Site Le français des affaires – CCI Paris (inscription examen civique) ; Plateforme PrépaCivique.fr (préparation et entraînement à l’examen civique).

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